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Qui sommes-nous ?
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Né sur le zinc parisien, le 14 juillet 1882 par le génie de Louis Bonnet, l’hebdomadaire
CHR l’Auvergnat de Paris, diffusé dans toute la France,
a su rester depuis lors un outil familier dans l’environnement des brasseries et restaurants parisiens
et ce, en toute indépendance.
Dédié aux professionnels des Cafés Hôtels Restaurants, CHR l’Auvergnat de Paris est
l’hebdomadaire qui répond à toutes les interrogations du métier.
Fort de ses racines, il a su évoluer, être à l’écoute de la profession en pleine mutation législative,
sociale, fiscale et sociétale. En accompagnant les professionnels dans les changements profonds, il
est devenu aujourd’hui un outil indispensable auprès des CHR. Son influence s’étend aujourd'hui
au-delà de la sphère Auvergnate.
CHR l’Auvergnat de Paris a su conserver une approche directe et concrète sans oublier la philosophie entrepreneuriale chère aux bougnats.
Notre titre s’attache avant tout aux faits et surtout à l’aspect pratique du métier. Curieux, mais toujours avisé,
CHR l’Auvergnat de Paris accueille favorablement toutes les évolutions techniques,
en s’intéressant avant tout à leur aspect concret.
Premier support en termes de notoriété et d’ancienneté, CHR l’Auvergnat de Paris a revu sa formule en mai 2005 avec un nouveau logo
mettant en avant les « CHR » tout en conservant son empreinte identitaire très forte :
« l’Auvergnat de Paris ». Cette marque est en
effet connue tant en France qu’au-delà des frontières par tous les professionnels.
La formule, composée de 48 hebdomadaires par an, paraît chaque vendredi avec, en supplément, son magazine trimestriel édité sur papier glacé.
L’hebdomadaire CHR l’Auvergnat de Paris, c’est aussi un site Internet qui permet de découvrir tous les temps forts, le sommaire,
l’agenda des événements majeurs, de zoomer l’article de la semaine, de passer une petite annonce, de consulter toutes les offres, de
s’abonner… et de feuilleter notre journal et son supplément !
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CHR L’Auvergnat de Paris de 1882 à 1998
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1882 – 1913
14 juillet 1882, premier numéro de L'Auvergnat de Paris, journal des émigrants du Centre :
"L'Auvergnat de Paris est né, et il est né viable. C'est tout armé qu'il est sorti d'un cerveau têtu d'Auvergnat".
Celui d'un Cantalien, né en 1856, à Aurillac : Louis Bonnet est le fils d'un journaliste-imprimeur de la capitale géraldienne,
qui comme beaucoup de ses compatriotes, "monte" à Paris pour gagner sa vie. Se lançant dans le journalisme politique, il a, à 26 ans,
l'intuition géniale de fédérer le petit peuple auvergnat de Paris, de cette fin du XIXe siècle, les bougnats. Avec comme cri de ralliement :
"Tout pour l'Auvergne". Natifs des hautes terres aux confins du Cantal, de l'Aveyron et de la Lozère, d'origine paysanne, avec peu d'instruction
et la foi catholique, ils sont assez différents de l'intellectuel citadin et du politicien anticlérical qu'est Louis Bonnet. Mais un même amour
de la terre nourricière du Massif central les réunit. Le journal, paraissant tous les vendredis, comporte quatre pages et le lecteur peut
découvrir la politique, la littérature, les faits divers, sous la plume de personnalités auvergnates prestigieuses, comme Jules Vallès.
Pour un prix d'abonnement à l'année de 3 francs. En 1900, le journal se présente sur quatre pages et il est vendu 15 centimes.
Un réseau de correspondants
Ce qui fait la force et l'âme du journal, c'est le réseau de correspondants de chaque village du Massif central, qui se constitue peu à peu.
Chaque semaine, des menus événements sont publiés dans les colonnes : on est au courant de tout, sans quitter Paris. Déjà à l'époque, sept
départements sont couverts : l'Aveyron, le Cantal, la Corrèze, la Haute-Loire, le Lot, la Lozère et le Puy de Dôme. Au début, certains se
montrent un peu surpris d'être étiquetés "auvergnats", mais très vite, ils en sont fiers.
Chaque village crée son amicale
L'ambition de Louis Bonnet est également de défendre les Auvergnats de Paris, les grouper, et s'adjoindre le concours des notables établis,
d'origine auvergnate. Et le mouvement auvergnat se structure sous son impulsion : syndicats professionnels, sociétés de secours mutuel,
cercle littéraire, amicales. Chaque canton ou même village du Massif central créé la sienne à Paris ; des amicales voient également le jour
en banlieue, par localité. Des groupes folkloriques s'organisent. Et en 1886, Louis Bonnet coiffe le tout par la Ligue auvergnate et du Massif
central. Toujours dynamique et à l'origine d'une grande soirée de gala chaque année, en décembre : la nuit Arverne, où l'élection des
Pastourelles apparaît comme point d'orgue à cette grande fête conviviale.
Les fameux trains Bonnet
Il faut dire que Louis Bonnet est un homme à la force de travail sans commune mesure : outre la rédaction, il arpente Paris, à pied d'abord,
puis en fiacre, collectant des abonnements et participant activement à toute la vie de la communauté auvergnate.
En 1904, Louis Bonnet créé les trains qui portent son nom.
Jusqu'en 1939, ils conduisent, à prix réduit, chaque printemps et chaque été, des compatriotes au pays.
Une ambiance toute particulière règne dans ces wagons, comme il se doit entre Auvergnats : cabrette et casse-croûte, bourrée sur le quai,
à chaque arrêt.
Ce grand homme providentiel pour la communauté auvergnate s'éteint en 1913 : une foule immense a suivi son cercueil de la Bastille au
cimetière du Père-Lachaise. Une rue du XIe arrondissement porte aujourd'hui son nom... au coeur de la "petite Auvergne"...
1913 – 1940
C'est son fils, Louis Bonnet, qui prend sa succession et s'occupe du journal. Avec la guerre de 1914 - 1918, le nouveau directeur,
beaucoup d'abonnés et de correspondants sont mobilisés. La survie de l'hebdomadaire s'organise grâce à l'appui et au travail de la
veuve du fondateur.
La pagination se réduit à deux pages. C'est à cette époque que les préoccupations des petits commerçants et notamment celles de leurs
femmes qui tenaient la boutique pendant que leurs époux étaient sur le front, prennent une grande importance dans les pages de
L'Auvergnat : pénurie de marchandises, blocage des prix... Mais surtout, le journal relate à la Une, sous le titre "Guerre", les
événements et donne la liste des Auvergnats, morts au front.
L'âge d'or
De 1919 à 1939, c'est l'âge d'or pour L'Auvergnat de Paris... L'histoire locale de toute une région se raconte au fil des nouvelles
locales, très détaillées, grâce au dévouement des correspondants. Les rubriques de petites annonces concernant les offres d'emploi,
les ventes de fonds de commerce... jouent un rôle important dans la vie économique de Paris et de l'Auvergne.
Sur les dix pages grand format que compte le journal, on trouve évidemment les locales, des articles d'actualités en Une, des
articles concernant les métiers de cafés-hôtels-restaurants. De ces petits commerçants, L'Auvergnat se pose en ardent défenseur,
étant donné la conjoncture de l'époque, faite d'inflation et même de crise économique, comme celle de 1929. La dernière page du
journal se consacre au "Massif central, revue régionaliste hebdomadaire, littéraire, économique et touristique", où des érudits locaux
présentent leurs dernières recherches.
Et le journal ne manque pas de saluer l'accession de personnalités, originaires du Massif central à des fonctions élevées dans la vie
politique ou publique : à l'Elysée, à la Présidence du Conseil, à l'Hôtel de Ville, au Palais de Justice ou à l'Archevêché de Paris.
1940 – 1945
Comme beaucoup de journaux à l'époque L'Auvergnat de Paris cesse de paraître pendant la deuxième guerre mondiale.
1945 – 1979
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Il renaît en 1945 et retrouve assez rapidement son rayonnement d'avant guerre. C'est Louis Bonnet, troisième du nom qui tient
la barre à partir de 1952, son père étant décédé.
Le journal garde son essence première, avec ses nouvelles locales, les comptes rendu de la vie amicaliste...
En 1986, il se présente sur 30 pages environ, avec un tirage de 17.780 exemplaires.
Louis Bonnet, grande figure des Auvergnats de Paris dans les années 1950-80 , vient de s'éteindre.
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1980 – 1998
C'est Daniel Rovira - Bonnet qui prend la direction du journal faisant de lui une tribune de l'actualité locale.
Le journal commence à rencontrer certaines difficultés financières et est cédé, en 1998, à un groupe d’actionnaires acteurs
majeurs dans la Profession des Cafés Hôtels Restaurants et à Gilles Barissat, lui-même Auvergnat et Chef d’Entreprise.
Ce dernier se retrouvera par la suite, seul à la tête de cette vieille institution pour faire du journal ce qu’il est
aujourd’hui – Un journal professionnel au service des CHR Auvergnat et bien au-delà.
L’Auvergnat de Paris va devenir en mai 2005 CHR L’Auvergnat de Paris, ceci afin d’affirmer son identité et sa marque « L’Auvergnat de Paris » dans son secteur de prédilection les Cafés- Hôtels- Restaurants.
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