Qui sommes-nous ?

Né sur le zinc parisien, le 14 juillet 1882 par le génie de Louis Bonnet, L'Auvergnat de Paris, dans sa 131 ème année d’existence, est l’un des plus anciens sur l’échiquier de la presse française.

Cet hebdomadaire consacré au CHR (Cafés, Hôtels, Restaurants) accorde une attention particulière aux flux économiques et sociaux entre les pays du centre et la capitale et sa région.

Les principaux axes d’entrée dans L'Auvergnat de Paris, sont les produits, la distribution, les ventes et achats de fonds de commerce en CHR et de l’autre, des reportages sur les établissements cafés, bars, brasseries, restaurants et des portraits professionnels.
L'Auvergnat de Paris a su conserver une approche directe et concrète sans oublier la philosophie entrepreneuriale chère aux bougnats et son influence s'étend aujourd'hui bien au-delà de la sphère Auvergnate.

Repris en novembre 2009, par le groupe de presse professionnelle de Michel Burton, MBC (Michel Burton Communication) L'Auvergnat de Paris vient s’inscrire aux cotés de ses autres titres.
Créé en 1990, ce groupe est composé aujourd’hui de 26 titres dont 10 consacrés au secteur du CHR avec pour les principaux : La Revue des Comptoirs, Tendances Comptoirs, Le Shaker, Décision Boissons, La Lettre CHR-CHD et La Revue des Tabacs.

Fort d’une expérience de plus de 20 années d’édition de publications professionnelles, Michel Burton a réussi en 3 ans, depuis sa reprise à la barre du tribunal, le tour de force de redresser et d’insuffler une nouvelle jeunesse à ce titre magnifique qu’est L'Auvergnat de Paris

Michel Burton en est l’éditeur et le directeur de la rédaction, Jean-Michel Déhais en est le rédacteur en chef, Stéphanie Lassale, la directrice adjointe des rédactions.

Diffusion : Paris et région parisienne
Périodicité : Hebdomadaire 50 n°/an
En kiosque : le jeudi
Prix au n° : 2.20 €
Par abonnement : 66 € /an en 2016

L'hebdomadaire L'Auvergnat de Paris, c'est aussi un site Internet qui permet de découvrir tous les temps forts, le sommaire, l'agenda des événements majeurs, de zoomer l'article de la semaine, de passer une petite annonce, de consulter toutes les offres, de s'abonner ...

L'Auvergnat de Paris de 1882 à 2009
1882 - 1913

14 juillet 1882, premier numéro de L'Auvergnat de Paris, journal des émigrants du Centre :
"L'Auvergnat de Paris est né, et il est né viable. C'est tout armé qu'il est sorti d'un cerveau têtu d'Auvergnat".

Celui d'un Cantalien, né en 1856, à Aurillac : Louis Bonnet est le fils d'un journaliste-imprimeur de la capitale géraldienne, qui comme beaucoup de ses compatriotes, "monte" à Paris pour gagner sa vie. Se lançant dans le journalisme politique, il a, à 26 ans, l'intuition géniale de fédérer le petit peuple auvergnat de Paris, de cette fin du XIXe siècle, les bougnats. Avec comme cri de ralliement : "Tout pour l'Auvergne". Natifs des hautes terres aux confins du Cantal, de l'Aveyron et de la Lozère, d'origine paysanne, avec peu d'instruction et la foi catholique, ils sont assez différents de l'intellectuel citadin et du politicien anticlérical qu'est Louis Bonnet. Mais un même amour de la terre nourricière du Massif central les réunit. Le journal, paraissant tous les vendredis, comporte quatre pages et le lecteur peut découvrir la politique, la littérature, les faits divers, sous la plume de personnalités auvergnates prestigieuses, comme Jules Vallès. Pour un prix d'abonnement à l'année de 3 francs. En 1900, le journal se présente sur quatre pages et il est vendu 15 centimes.

Un réseau de correspondants

Ce qui fait la force et l'âme du journal, c'est le réseau de correspondants de chaque village du Massif central, qui se constitue peu à peu. Chaque semaine, des menus événements sont publiés dans les colonnes : on est au courant de tout, sans quitter Paris. Déjà à l'époque, sept départements sont couverts : l'Aveyron, le Cantal, la Corrèze, la Haute-Loire, le Lot, la Lozère et le Puy de Dôme. Au début, certains se montrent un peu surpris d'être étiquetés "auvergnats", mais très vite, ils en sont fiers.

Chaque village crée son amicale

L'ambition de Louis Bonnet est également de défendre les Auvergnats de Paris, les grouper, et s'adjoindre le concours des notables établis, d'origine auvergnate. Et le mouvement auvergnat se structure sous son impulsion : syndicats professionnels, sociétés de secours mutuel, cercle littéraire, amicales. Chaque canton ou même village du Massif central créé la sienne à Paris ; des amicales voient également le jour en banlieue, par localité. Des groupes folkloriques s'organisent. Et en 1886, Louis Bonnet coiffe le tout par la Ligue auvergnate et du Massif central. Toujours dynamique et à l'origine d'une grande soirée de gala chaque année, en décembre : la nuit Arverne, où l'élection des Pastourelles apparaît comme point d'orgue à cette grande fête conviviale.

Les fameux trains Bonnet

Il faut dire que Louis Bonnet est un homme à la force de travail sans commune mesure : outre la rédaction, il arpente Paris, à pied d'abord, puis en fiacre, collectant des abonnements et participant activement à toute la vie de la communauté auvergnate.

En 1904, Louis Bonnet créé les trains qui portent son nom.
Jusqu'en 1939, ils conduisent, à prix réduit, chaque printemps et chaque été, des compatriotes au pays.
Une ambiance toute particulière règne dans ces wagons, comme il se doit entre Auvergnats : cabrette et casse-croûte, bourrée sur le quai, à chaque arrêt.

Ce grand homme providentiel pour la communauté auvergnate s'éteint en 1913 : une foule immense a suivi son cercueil de la Bastille au cimetière du Père-Lachaise. Une rue du XIe arrondissement porte aujourd'hui son nom... au coeur de la "petite Auvergne"...

1913 - 1940

C'est son fils, Louis Bonnet, qui prend sa succession et s'occupe du journal. Avec la guerre de 1914 - 1918, le nouveau directeur, beaucoup d'abonnés et de correspondants sont mobilisés. La survie de l'hebdomadaire s'organise grâce à l'appui et au travail de la veuve du fondateur.

La pagination se réduit à deux pages. C'est à cette époque que les préoccupations des petits commerçants et notamment celles de leurs femmes qui tenaient la boutique pendant que leurs époux étaient sur le front, prennent une grande importance dans les pages de L'Auvergnat : pénurie de marchandises, blocage des prix... Mais surtout, le journal relate à la Une, sous le titre "Guerre", les événements et donne la liste des Auvergnats, morts au front.

L'âge d'or

De 1919 à 1939, c'est l'âge d'or pour L'Auvergnat de Paris... L'histoire locale de toute une région se raconte au fil des nouvelles locales, très détaillées, grâce au dévouement des correspondants. Les rubriques de petites annonces concernant les offres d'emploi, les ventes de fonds de commerce... jouent un rôle important dans la vie économique de Paris et de l'Auvergne.
Sur les dix pages grand format que compte le journal, on trouve évidemment les locales, des articles d'actualités en Une, des articles concernant les métiers de cafés-hôtels-restaurants. De ces petits commerçants, L'Auvergnat se pose en ardent défenseur, étant donné la conjoncture de l'époque, faite d'inflation et même de crise économique, comme celle de 1929. La dernière page du journal se consacre au "Massif central, revue régionaliste hebdomadaire, littéraire, économique et touristique", où des érudits locaux présentent leurs dernières recherches.
Et le journal ne manque pas de saluer l'accession de personnalités, originaires du Massif central à des fonctions élevées dans la vie politique ou publique : à l'Elysée, à la Présidence du Conseil, à l'Hôtel de Ville, au Palais de Justice ou à l'Archevêché de Paris.

1940 - 1945

Comme beaucoup de journaux à l'époque L'Auvergnat de Paris cesse de paraître pendant la deuxième guerre mondiale.

1945 - 1979

Il renaît en 1945 et retrouve assez rapidement son rayonnement d'avant guerre. C'est Louis Bonnet, troisième du nom qui tient la barre à partir de 1952, son père étant décédé.
Le journal garde son essence première, avec ses nouvelles locales, les comptes rendu de la vie amicaliste...

En 1986, il se présente sur 30 pages environ, avec un tirage de 17.780 exemplaires.

Louis Bonnet, grande figure des Auvergnats de Paris dans les années 1950-80 , vient de s'éteindre.


1980 - 1998

C'est Daniel Rovira - Bonnet qui prend la direction du journal faisant de lui une tribune de l'actualité locale.

Le journal commence à rencontrer certaines difficultés financières et est cédé, en 1998, à un groupe d'actionnaires acteurs majeurs dans la Profession des Cafés Hôtels Restaurants et à Gilles Barissat, lui-même Auvergnat et Chef d'Entreprise.

Ce dernier se retrouvera par la suite, seul à la tête de cette vieille institution pour faire du journal ce qu'il est aujourd'hui - Un journal professionnel au service des CHR Auvergnat et bien au-delà.


2004

Propriété depuis dix ans de l'homme d'affaire auvergnat Gilles Barissat, L'Auvergnat de Paris, qui tire à 15.000 exemplaires, était devenu en 2004 un organe de la presse professionnelle pour les cafés, hôtels et restaurants. Il avait pris le titre de "CHR (Cafés, Hôtels, Restaurants)- L'Auvergnat de Paris", les informations régionales destinées aux Auvergnats résidant à Paris passant au second plan.

2008

Racheté en juillet 2008 par la SARL Bistrots et Comptoirs de Paris.

L'hebdomadaire L'Auvergnat de Paris, qui se présente comme "l'un des plus vieux hebdomadaires de France", cherche un repreneur après avoir été mis en liquidation.

L'hebdomadaire, qui titre à la une de son édition publiée le 23 mai "CHR l'Auvergnat de Paris à la recherche d'un second souffle", a obtenu du tribunal un délai pour trouver un repreneur.


2009

L'Auvergnat de Paris à déposé le bilan, le 16 juillet 2009, devant faire face à de graves difficultés financières et n'ayant pas trouvé de nouveau repreneur pour le titre, il a été mis en liquidation judiciaire le 6 août 2009 par le tribunal de commerce de Paris. La fin d'une grande aventure significative d'un changement dans la communauté auvergnate à Paris, mais quelques mois après, tout n’est pas terminé...


15 octobre 2009

Le Groupe MBC (Michel Burton Communication) devient le 15 octobre 2009, le nouveau propriétaire du journal hebdomadaire L'Auvergnat de Paris.

Editeur de la Lettre CHR-CHD, Décision Boissons, La Revue des Comptoirs et ses suppléments Le Shaker, Tendances et Carnets de Bar.

La reprise de la parution s’est effectuée le 5 novembre 2009, avec un retour dans les kiosques.

Le groupe de presse professionnelle Michel Burton Communication (MBC) est un groupe indépendant et a vu le jour en décembre 1990.

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